L'accès à l'Internet sur le lieu de travail ne laisse pas de poser des difficultés qui empoisonnent régulièrement la vie des DSI. Ces derniers d’ailleurs ne se préoccupent bien souvent de ce sujet que lorsqu’un problème se présente. S’il n’est pas trop grave, c’est une bonne leçon, et on ne l’y prendra plus : il va mettre en place une charte Internet au sein de l’entreprise, assurer la traçabilité des connexions et en tenir informé les salariés, interdire la visite de certains sites, notamment de rencontre ou à caractère pornographique, et le téléchargement de contenus volumineux ou illicite tels que films ou logiciels piratés. Très bien, l’alerte aura été chaude mais salutaire.
Mais si l’affaire est plus importante, notamment en prenant un tour judiciaire, la responsabilité de la direction de l’entreprise pourrait bien être engagée, et notamment celle du DSI. Aujourd’hui, il me semble que la majorité d’entre eux est bien consciente de cette prise de responsabilité, mais n’est-elle pas trop souvent que théorique ? DSI bien informé, il a mis en oeuvre toute une série de mesures, mais sont-elles efficaces ? Répondent-elles à son besoin, et à celui de son entreprise ? Et sont-elles légales ? Ainsi, par exemple, un dispositif de contrôle individuel des données de connexion par login et mot de passe doit être déclaré à la CNIL. Cette dernière a mis à jour, fin 2010, son guide pratique sur le sujet, qui informe les salariés des droits dont ils disposent et conseille les employeurs pour qu'ils mettent en place des dispositifs conformes à la loi. A lire, notamment, la fiche 6 sur le contrôle de l’utilisation de l’Internet et de la messagerie, en suivant ce lien :
Guide pratique de la CNIL
Guide pratique de la CNIL
Il serait dommage, sur un coup simple, de se laisser gâcher un aussi beau printemps…
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