mercredi 27 avril 2011

Installation officielle du Conseil national du numérique

C’est aujourd’hui que le président Nicolas Sarkozy préside à l’installation du Conseil national du numérique (CNN). Auparavant, le Conseil des ministres de ce matin doit entériner la nomination des « conseillers du numérique ». Ils seront ensuite officiellement réunis au cours d’une réception à l’Elysée, au cours de laquelle le président de la république leur précisera la mission de ce nouveau Conseil. Cet après-midi, le CNN élira son président. Puis se mettra au travail, car de nombreux chantiers l’attendent. En effet, le législateur, certainement croyant bien faire, et avec un certain volontarisme, a engagé depuis une dizaine d’année un empilement de textes qui manquent singulièrement, et tout à la fois, de pragmatisme et de cohérence entre eux.

Le CNN a vocation à être l’organe consultatif à la disposition du gouvernement pour toutes questions relevant des politiques publiques dès lors qu’existent des enjeux numériques. «La mission prioritaire du conseil du numérique est que plus jamais, le parlement français ne puisse voter des lois concernant ce secteur sans (le) consulter», souligne ainsi Jean-Baptiste Descroix-Vernier, fondateur de Rentabiliweb, interrogé par Le Figaro, qui fait partie des dix-huit personnalités qui vont siéger au CNN. Dés lors, il faut comprendre que la mission principale du CNN, en filigrane, consistera à éviter que ne se reproduise le semi échec d’HADOPI.

Avant même d’avoir entamé ses travaux, le CNN a déjà ses détracteurs. D’aucun aura en effet remarqué qu’il est essentiellement composé de représentants des grands industriels du secteur des télécommunications, des fournisseurs d’accès à l’Internet et des sociétés de commerce électronique comme Deezer, Dailymotion ou PagesJaunes. Le CNN ne compte parmi ses membres, tous désigné par le président de la République, aucun représentant des utilisateurs de l’Internet et des clients de l’économie numérique. Il ne comptera dans ses rangs aucun élu non plus, lequel aurait pu porter la voix des citoyens, principaux usagés des espaces numériques publics et privés.

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