Le monde de l’Internet ne laisse pas d’étonner. LinkedIn, fameux réseau social professionnel, a été introduit sur la bourse de NewYork jeudi 19 mai. Pour son entrée sur la cote, le titre s’est envolé à près du double du prix que le groupe avait fixé ! Le groupe est ainsi valorisé à plus de 4 milliards de dollars. LinkedIn a été fondé en 2003 à Montain View en Californie. Au mois de mars de cette année, le réseau revendiquait plus de 100 millions de membres, répartis dans 200 pays et plus de 170 secteurs d’activités différents. En 2010, le chiffre d’affaire de LinkedIn avait plus que doublé, pour s’élever à 243 millions de dollars, et le groupe avait dégagé un bénéfice de 3,4 millions de dollars.
LinkedIn, pour ceux qui l’ignorent encore, est un réseaux social professionnel qui permet, finalement, de présenter son CV en ligne et d’entretenir des relations professionnelles ou amicales, l’une n’étant pas exclusive de l’autre bien entendu ! Le modèle économique de LinkedIn repose sur trois piliers. Le premier, c’est la publicité qui accompagne les pages consultées par les membres. Pour ma part, j’y suis assez peu sensible, et je suis bien incapable, alors que j’écris ces lignes, de me souvenir d’une quelconque pub insérée sur les pages que je consulte, mais c’est également vrai pour les autres sites. Le second, c’est l’abonnement payant, qui offre des services dont ne disposent pas les membres qui s’inscrivent gratuitement. Le troisième pilier concerne les services vendus aux entreprises, notamment dans le domaine du recrutement. J’ai du mal, de ma position, à évaluer l’efficacité de ce mode de recrutement, tant pour les entreprises que pour les candidats qui cherchent un emploi.
Dans le contexte actuel, une question majeure se pose, celle de la protection des données personnelles. Des exemples récents, celui de Sony notamment, doivent inciter à la prudence celles et ceux qui souhaiteraient mettre en ligne, et à la disposition de leurs contacts, des informations sensibles qui concernent leur vie personnelle ou celle de leur entreprise.
La communauté de défense est bien présente sur ce réseau. Si les militaires français sont encore timides pour apparaître sur LinkedIn, les anglo-saxons n’ont pas les mêmes préventions. Il est remarquable de constater qu’un nombre incroyable de groupes, cercles de réflexion et d'échange professionnels constitués par centres d'intérêts pour partager expertises, réflexions et retours d'expérience, existe dans le domaine de la défense et des questions militaires. La DGA s’intéresse activement à l’utilisation de ces réseaux sociaux professionnels dans le monde de la défense, qu'il s'agisse des personnels civils et militaires du ministère de la défense ou des employés des industries de défense. Pour ma part, je considère que la présence de la communauté de défense dans cet environnement est une excellente chose qu’il convient de favoriser, dans le respect, bien sûr, des obligations professionnelles de discrétion, qui s'imposent comme dans toute activité industrielle, commerciale ou autre.
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