Je viens de lire, sur le site de Channel News, le compte rendu d'une intéressante étude menée, pour la troisième année consécutive, par CSC en partenariat avec TNS SOFRES et 01 Informatique. Cette étude donne une image des préoccupations principales des DSI en 2011. Les grandes tendances sont significatives de l’évolution des métiers de l’IT et de la numérisation croissante de l’ensemble des activités. Ainsi, l’évolution la plus marquante par rapport aux années précédentes concerne l’augmentation de l’implication du DSI dans la stratégie de l’entreprise. Ce constat est vrai dans le monde économique, il l’est, mais avec un temps de retard, dans les organisations étatiques, et la création, cette année, de la direction interministérielle des systèmes d’information et de communication de l’Etat, est éclairante à cette égard. Pour ma part, j’appelle de mes vœux à une vrai prise de conscience, au sein des institutions de l’Etat, du caractère éminemment stratégique de l’IT et de la maîtrise de l’information. Ainsi, 20% des DSI dépendent encore de la direction financière de l'entreprise, mais plus de 60 % d’entre eux sont d’ors et déjà heureusement rattachés à la direction générale et affirment participer aux instances de décision de l’entreprise.
A mon niveau, je constate encore un déficit de compréhension de la nature du système d’information et de son implication dans les métiers. Trop nombreux, à mon goût, sont ceux qui ne comprennent pas que le SI n’est pas qu’un centre de coût attaché à une fonction support - comme c’est également le cas chez le tiers des entreprises européennes ! - mais bien un centre de « profit opérationnel », inscrit au cœur des processus de commandement et de conduite des opérations. Le mouvement d’évangélisation est engagé, des murs tombent, mais la route est encore longue.
Tout aussi intéressante, la perception par les DSI du défi majeur auquel ils sont confrontés en matière de sécurité des systèmes. C’est leur préoccupation principale, et c’est tant mieux, car les menaces sont en constante croissance et il est urgent de changer d’approche. C’est là que les deux évolutions doivent se rejoindre. Si l’implication des DSI est réelle dans les processus décisionnels de l’entreprise et dans sa stratégie, alors la sécurité des systèmes devrait s’en trouver logiquement améliorée, non pas au détriment des utilisateurs, mais au bénéfice de la protection du patrimoine informationnel de l’entreprise.
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